Comment devenir un bon cyber-parent ?

Nous sommes d’une génération télévisuelle, en revanche, nos enfants sont indiscutablement de celle  de l’ordinateur. « Nos numerikids» sont presque nés avec une souris dans la main. Et nous, fiers comme Artaban parce qu’ils savent cliquer à deux ans, nous encourageons un peu le naturel. En rendant inné ce qui leur sera indispensable, un peu comme une deuxième langue maternelle.

Mais, femmes actives que nous sommes, entre le bain du petit dernier et la préparation du diner familial, l’ordinateur nous sert parfois de cyber-nounou. Qui n’a jamais laissé junior vaquer à ses occupations sur le net, pour avoir la paix cinq petites minutes ?

Faute !

On hérite d’une très mauvaise note au classement des cybers-parents…

Maintenant que 99% des lectrices de cet article sont en pleine phase de culpabilisation, il est temps de vous livrer le remède adéquat.  On vole la souris aux enfants, et on va faire un tour sur e-enfance.org. Cette association se positionne clairement en faveur des nouvelles technologies (ouf ! on ne va pas retourner à la réalisation de la maison du père-noël en pain d’épice !), en revanche, e-enfance sensibilise parents et enfants aux dangers d’internet.

Preuve de leur efficacité, ils ont signés récemment un accord avec ASIC (association des services internet communautaire), pour permettre la diffusion « d’un code de bonne conduite », sur Dailymotion, Youtube, Myspace… si désormais, un mineur s’inscrit sur Dailymotion par exemple, un mail de confirmation lui sera envoyé et il n’aura pas d’autres choix que de visionner une vidéo réalisée par e-enfance, le prévenant des dangers.

En prenant le temps de visiter leur site (avec les enfants), on apprendra peut être deux ou trois choses… ils rappellent les règles élémentaires de la sécurité numérique aux enfants : ne jamais donner son nom, son adresse, son téléphone, lors d’une séance de tchat ou pendant un jeu avec un partenaire virtuel, etc.

On trouve aussi des conseils avisés côté parents : installer l’ordinateur dans une pièce commune et surtout ne pas déléguer la surveillance à des logiciels de contrôles parentaux qui n’ont pas tous fait preuve d’une efficacité sans failles.

Tout cela semble bien simple et des plus logiques et pourtant, combien d’enfants piégés sur la toile ? Un lien qui mène vers des vidéos violentes, un individu malveillant sur MSN… on sait aujourd’hui qu’un enfant sur trois, s’est retrouvé ou se retrouvera en contact avec des images ou des personnes « inappropriées », alors en un mot : vigilance. On surveille, on vérifie,  on contrôle, on explore quitte à apprendre qu’on est devenue « relou » ! Et puis le sauté de veau aux champignons attendra bien 20 minutes… 

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