Un monde virtuel… en rose bonbon.

On connaissait Facebook, Myspace… communautés virtuelles à la mode. Mais quand on a huit ans ? Internet fait bien les choses, à chaque âge, son site communautaire. En bonne nostalgique de ma poupée favorite, j’ai opté pour celui de… Barbie. Histoire de faire mon travail correctement, je l’ai moi-même testé, sous le pseudo de Lola (10 ans). J’entre donc dans une sorte de second life aux couleurs acidulées.

Comme sur Facebook, il faut s’inscrire. Sauf qu’aujourd’hui, j’ai dix ans. Je choisis un pseudo, un mot de passe et je donne l’adresse mail de « maman ». Il faudra obligatoirement l’accord « mes parents » (par retour de mail) pour accéder  ensuite, au monde de Barbie.

Ouf ! Je me suis autorisée à jouer.

Une fois en ligne, j’ai commencé à habiller des pieds à la tête mon personnage. Je me suis fais une très belle coupe de cheveu, sorte de choucroute blonde barbiesque, et je me suis choisi de grands yeux bleus (autant se faire plaisir). J’ai ensuite décoré ma chambre. Comme j’avais envie d’aller prendre l’air, j’ai visité la ville « des grandes blondes ». Bon, culturellement, c’est un peu limité. On peut y faire du shopping, voir un film au cinéma (Barbie et la princesse, Barbie va au bal, Barbie part en vacances…), aller se faire manucurer…

Le petit détail qui a son importance, comme dans la vraie vie, pour s’acheter de jolies robes dans les magasins « top flashions », il faut… des Barbie-Dollars ! Alors, il n’y a pas trente six moyens de gagner sa vie dans Barbie-world : il faut faire des tests ou se taper les films de « la blonde » dans leur intégralité. La vidéo, je n’ai pas pu ! Alors j’ai fais un test : j’ai relooké Ken. J’ai ainsi gagné 10 B.B en mettant un slim au beau brun ténébreux.  Ça nous apprendrait presque à gérer un budget !

On mène donc notre petite vie en rose tout en tchatant avec des copines. Pour ma part, je me suis faite cinq « meilleures amies ». On a papoté et on s’est envoyé des Barbie-mails, c’était trop génial.

Bon. Apres deux heures dans la peau d’une autre, qu’est-ce qu’on retient ? Les petites filles doivent adorer, tout y est : les copines, les fringues, les échanges de messages, une boutique d’animaux de compagnie, des lits roses… sauf que pour réellement acheter un produit dans une boutique, il faut brancher notre lecteur mp3, Barbie (évidemment) ou entrer un code secret (que je n’ai pas trouvé). Et, jouer sans acheter n’ayant aucun intérêt, petites dépenses parentales à prévoir.

A souligner, un point plutôt positif : lorsqu’une Barbie en herbe reçoit des messages étranges ou déplacés, elle peut le signaler immédiatement. Encore faudrait-il rappeler à ces jeunes filles de ne laisser en aucun cas leur numéro de téléphone, même à une meilleure amie virtuelle.

Bien. Je pars investir dans un lecteur mp3 Barbie, je voulais m’acheter ce petit top mauve et je suis restée sur ma faim. Quelle frustration !

Site : http://fr.barbie.com/ 

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