La télé un danger pour les Bébés ?

enfant_televisionD’après des experts américains laisser la télé allumée en permanence nuit au développement des tout-petits.

Selon une étude américaine de l’université de Washington publiée lundi 1er juin 2009, “Laisser une télévision allumée en permanence à la maison nuit au développement du langage et de l’intelligence des jeunes enfants, même s’ils ne la regardent pas, en réduisant le nombre de mots qu’ils entendent et prononcent.”

L’auteur principal de l’étude, le Professeur en pédiatrie Dimitri Christakis, affirme que “La télévision allumée à la maison réduit clairement la verbalisation à la fois chez les enfants et ceux qui s’en occupent, et est donc potentiellement néfaste pour le développement des bébés“.

Ces travaux montrent que pour chaque heure pendant laquelle la télévision est allumée, les enfants entendent entre 500 et 1.000 mots de moins de la part des adultes.

tvLes adultes prononcent généralement environ 941 mots par heure. Notre étude a montré que ces mots étaient presque complètement éliminés quand l’enfant peut entendre la télévision“, précise le professeur Christakis.

Ces résultats pourraient expliquer le lien entre l’exposition des enfants à la télévision et le retard dans le développement du langage“, ajoute-t-il.

Le langage étant un élément clef du développement cérébral, une exposition constante à la télévision pourrait également expliquer d’autres types de retard, comme la capacité d’attention.

Pour les besoins de l’étude, 329 enfants âgés entre deux mois et quatre ans ont porté, pendant deux ans et de manière épisodique, des gilets équipés d’enregistreurs numériques, captant ce qu’ils disaient et entendaient pendant des périodes de 12 à 16 heures.

Etant donné que 30% des foyers américains disent laisser leur télévision allumée en permanence, y compris quand personne ne la regarde, ces résultats soulèvent de grandes inquiétudes”, poursuit Dimitri Christakis, conseillant aux parents de pas utiliser la télévision comme une baby-sitter.

L’étude a été publiée dans l’édition de juin de la revue Archives of Pediatrics and Adolescent Medicine.

Cette étude porte sur la population américaine et nécéssite bien sûr une interprétation différente et une adaptation pour les enfants européens. 

0 Commentaire