Laloubère. L’école passe au tableau blanc, La Dépêche, le 30/11/09

logo_depecheÉducation. Le déploiement du dispositif « école numérique rurale » modifie les pratiques pédagogiques. Les possibilités sont immenses.

Un article de Thierry Jouve

tbi_la_depeche Ce mardi après-midi, c’est cours de français dans la classe de CM1-CM2 de Sandrine Loupret, à l’école de Laloubère. Le texte du roman étudié s’affiche sur le tableau blanc numérique. Munis d’un stylet, les élèves se succèdent au tableau pour surligner – en utilisant la palette de couleurs – les mots recherchés et les répartir ensuite dans un tableau selon les différents groupes.

« D’abord, il y a le côté visuel pour toute la classe qui permet un travail d’ensemble. Ensuite, il y a l’aspect interactif », explique Sandrine Loupret.

« Le stylet, c’est mieux que la craie. Il glisse tout seul et ne s’use pas… C’est plein de couleurs… On a juste à cliquer… C’est super, l’interactivité… C’est comme un grand ordinateur… Pour la maîtresse, cela évite d’écrire un long texte au tableau noir… En plus, on peut regarder des films, jouer à des jeux. » Les enfants ont déjà adopté le TBI même si, comme le confie Sandrine Loupret, on continue à utiliser « le tableau noir au quotidien ».

Et d’ajouter : « Les possibilités sont multiples. Il y a déjà une foule de petites applications toutes faites comme, par exemple, le jeu des 7 erreurs ».

L’établissement a été doté d’un tableau blanc interactif et d’une classe mobile comprenant huit ordinateurs portables (1). « C’est une demande de l’équipe pédagogique. Nous avions des carences en équipement informatique. Là, on est désormais à la pointe. Les élèves vont pouvoir passer le brevet internet et informatique dans de bonnes conditions », se réjouit Sandrine Loupret.

« l’apport est immense »

« Il était temps que l’école entre dans la société du multimédia et du numérique. Cet outil modifie nos pratiques. Il ne s’agit pas que ce soit un objet ludique mais bien un outil d’apprentissage. On ne va non plus gommer la notion d’effort, le travail d’écriture sur la feuille. Mais c’est un plus pour les élèves et les enseignants. » Philippe Lagarde, directeur de l’école, décline les multiples apports de l’outil. « Il y a d’abord de nombreux logiciels à utiliser. L’apport est immense dans les disciplines nécessitant des images comme la géographie, avec la cartographie. En un clic, on fait le tour de la Terre. Les leçons d’histoire s’agrémentent de films. Les exercices d’étiquettes qui étaient fastidieux à mettre en place se révèlent un jeu d’enfants… Les enfants auront la possibilité de charger les leçons sur une clé USB. On est en train de créer le site web de l’école. On pourra y mettre les travaux réalisés sur le TBI. »

L’équipe pédagogique commence juste à s’approprier cet environnement numérique aux possibilités immenses.

L’étape suivante, c’est un ordinateur par enfant et un TBI dans chaque classe.

(1) L’investissement se monte à 12.500 € dont 9.000 € financés par l’éducation nationale. Le reste est à la charge de la commune.

42 écoles équipées

Le tableau blanc interactif se compose d’un tableau avec une surface sensible, mobile ou fixe, relié à un vidédoprojecteur, d’un stylet et d’un logiciel.

La classe mobile comprend entre 8 à 12 ordinateurs portables connectés à internet, rangés dans une armoire sécurisée ou sur roulettes, un ordinateur portable pour l’enseignant, un logiciel de supervision pédagogique pour suivre le travail des élèves, une imprimante.

Dans le département, 42 écoles ont été équipées pour un montant de 378.000 € (cela représente 80 % du coût total, pris en charge par l’éducation nationale).

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